Épaule, coude, poignet et main : la prise en charge vise à traiter la douleur, la perte de mobilité, l’instabilité ou la compression d’un nerf en tenant compte des besoins fonctionnels.
Coiffe des rotateurs
La coiffe réunit les tendons qui mobilisent et stabilisent l’épaule. Une tendinopathie ou une rupture de la coiffe des rotateurs peut provoquer des douleurs, notamment la nuit, une perte de force et une gêne pour lever le bras.
Prise en charge et techniques
Le traitement dépend du type de lésion, de sa réparabilité et du retentissement. Lorsqu’une chirurgie est retenue, une réparation tendineuse ou un geste associé peut être réalisé sous arthroscopie.
Instabilité de l’épaule
L’instabilité correspond à des luxations ou subluxations répétées. Elle peut léser les structures qui stabilisent l’articulation et entraîner une appréhension lors de certains mouvements.
Prise en charge et techniques
Le bilan clinique et l’imagerie analysent les lésions des tissus et de l’os. Une stabilisation arthroscopique ou une reconstruction peut être proposée selon le mécanisme et les pertes osseuses éventuelles, notamment une technique de Latarjet dans certaines indications.
Arthrose de l’épaule
L’omarthrose correspond à l’usure de l’articulation de l’épaule. Elle peut provoquer une douleur, une raideur et une perte progressive de mobilité. L’évaluation précise l’articulation concernée, l’état des tendons et l’impact sur les gestes quotidiens.
Prise en charge et techniques
Après les options non chirurgicales, une prothèse d’épaule peut être discutée dans les formes évoluées. Le type d’implant dépend notamment de l’anatomie et de l’état de la coiffe des rotateurs.
Rhizarthrose
La rhizarthrose est une arthrose située à la base du pouce. Elle gêne la pince, l’ouverture des objets et la préhension, avec parfois une déformation progressive.
Prise en charge et techniques
Une orthèse, une adaptation des activités ou d’autres traitements peuvent être proposés en première intention. Si la gêne persiste, plusieurs solutions chirurgicales sont discutées selon l’anatomie et les besoins.
Syndrome du canal carpien
Le canal carpien correspond à une compression du nerf médian au poignet. Elle entraîne souvent des fourmillements nocturnes dans les premiers doigts, une perte de sensibilité ou, dans les formes évoluées, une diminution de force.
Lorsque la libération chirurgicale est indiquée, une technique endoscopique peut être proposée selon la situation. Elle permet de visualiser le ligament à libérer à l’aide d’un endoscope de petit diamètre.
Doigt à ressaut
Le doigt à ressaut est lié à un conflit entre un tendon fléchisseur et sa poulie. Il provoque un accrochage, un ressaut ou un blocage douloureux lors de la flexion et de l’extension.
Prise en charge et techniques
Le traitement dépend de la durée et de la sévérité des symptômes. Lorsque les options non chirurgicales sont insuffisantes, une libération de la poulie peut être réalisée.
Compression du nerf ulnaire
Au coude, la compression du nerf ulnaire peut provoquer des fourmillements des quatrième et cinquième doigts, une douleur sur le bord interne du coude et parfois une faiblesse de la main.
Prise en charge et techniques
Le bilan peut associer examen clinique et étude électrique du nerf. En cas d’indication chirurgicale, une décompression, avec adaptation du trajet du nerf si nécessaire, peut être discutée.
Maladie de Dupuytren
La maladie de Dupuytren entraîne un épaississement puis une rétraction de tissus situés dans la paume. Un ou plusieurs doigts peuvent progressivement rester fléchis, ce qui gêne l’ouverture de la main.
Prise en charge et techniques
Le traitement est choisi en fonction des doigts atteints, de l’importance de la rétraction et du terrain. Une procédure percutanée ou une chirurgie d’exérèse peut être discutée après l’évaluation spécialisée.
Ces informations sont générales et ne remplacent pas une consultation. L’indication et la technique opératoire sont déterminées après un bilan personnalisé.